 Johanne Larouche, artiste peintre humaniste

À son atelier

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Sa démarche artistique..., son histoire 
Les êtres humains naissent avec de multiples talents. Encore faut-il qu’ils prennent le temps de les découvrir pour d’abord trouver, puis laisser libre cours à une passion qui rend toute vie tellement plus enrichissante. Cette passion, pas toujours apparente au premier abord, il faut souvent avoir cheminé un long moment dans sa vie, comprendre d’où l’on vient et savoir qui l’on est, pour la discerner, la palper, la toucher, la matérialiser.
Suite à une démarche personnelle, Johanne Larouche fit connaissance avec la peinture en 2003, ce grand art qui allait transformer sa vie. Dès lors, elle se sentit propulser dans un nouvel univers, à un point tel qu’une digue fut rompue. Son corps répondit violemment par des larmes… de gratitude, de bien-être, et surtout de libération. Grâce à cette renaissance, elle s’engageait enfin dans sa voie, celle qui lui permettrait de s’exprimer en toute liberté. Cette liberté qu’elle ne s’était jamais permise de vivre. À cette époque, elle ignorait encore que c’est de ce médium que naîtrait son non-dit…
L’artiste garde les deux pieds sur terre grâce à une démarche artistique qui s’exprime par les éléments essentiels pour mener une vie équilibrée, tels la nature, la santé et le bien-être physique et mental. Cependant, ses aptitudes vénusiennes, toutes empreintes de charme, de sens esthétique et d’émotivité, s’allient également à sa créativité. Ainsi, les deux hémisphères de son cerveau sont mis à contribution et créent une synergie dans laquelle cette femme d’action puise à volonté. La végétation envahit ses toiles. Les fleurs, les fruits, les légumes s’exposent totalement. Son art figuratif, que l’artiste exploite principalement par l’acrylique, l’huile et le mortier, se vit et se distingue, il nous saisit, nous ravit et nous fait même saliver. Cette nature luxuriante, l’artiste la consomme, la savoure, elle en parle, elle la peint.
Mais la vie réservait une surprise de taille à Johanne. C’est à la fin de l’année 2006 que l’artiste peintre apprit que l’homme qu’elle avait toujours appelé papa n’était pas son père biologique et fit la connaissance de celui à qui elle devait son existence. Dès lors, elle réalisa que tout ce qui l’avait inspirée à ce jour, ce qui avait motivé la naissance de chacun de ses tableaux, était cette recherche inconsciente de ses propres racines. Ainsi libérée du mensonge qui l’habitait, elle débuta dans l’investigation de sa propre biologie et comprit enfin pourquoi sa quête continue d’authenticité avait toujours tenu une place si importante dans sa vie.
Sa devise, « LA NATURE PLEIN LA VUE », prit alors tout son sens. Ce besoin viscéral de voir clair dans sa propre vie, de connaître ses racines, l’a poussée, à son insu, à vouloir communiquer l’importance de ne pas altérer la Nature et tout ce qu’elle comporte. Ce serait très certainement, et de plus en plus, sa source profonde d’inspiration…
Cette période n’eut rien de stérile, bien au contraire. Pleine de rebondissements, elle se transforma en introspection, ce qui lui permit de se renouveler et d’emprunter de nouveaux sentiers encore inexplorés.
Johanne comprit qu’il lui avait toujours été impossible d’intégrer l’arbre entier dans ses compositions, ce symbole psychologique du père, compte tenu qu’elle n’entretenait aucune relation tant avec son père biologique, dont elle ignorait l’existence jusqu’alors, qu’avec son père légitime, dont la relation fut rompue pendant une durée de 15 ans.
À l’origine, seuls les fruits, symbole de l’enfance, alimentaient ses tableaux. Coupés en deux, ils étaient déchirés par la vie, tout comme elle l’était dans sa propre vie. Elle connut alors la période des fruits dans l’espace, sans racines, à la recherche d’une terre saine, non stérile, certainement reliée à l’ignorance de ses origines biologiques.
Finalement, les branches sont apparues…, la mère effectuait son entrée. Elle acceptait d’être enlacée par des bras maternels. Jusqu’à ce jour, Johanne avait réussi à peindre l’invisible de son existence…, sans toutefois capter la vibration d’une partie cachée de son histoire.
Suite à une période d’intégration, l’an 2008 voyait apparaître les arbres qui feraient dorénavant partie de ses œuvres, après qu’elle eut accueillie, sans résistance, son histoire..., ses racines.
Dorénavant, Johanne est libre d’intégrer à ses œuvres, l’homme, celui qui doit offrir sa protection et qui occupe une place si importante dans la vie de toute femme. Elle le transpose sous la forme d’un arbre avec sa souche, son tronc, ses feuilles. Elle le magnifie dans toute sa splendeur, sa force, sa grandeur.
Les racines profondes qui unissent l’artiste à sa collectivité par des sentiments quasi tangibles, elle les ressent maintenant aussi profondément ancrées que l’arbre dans le sol. On comprend ainsi fort bien que même si les œuvres de l’artiste dégagent une réelle simplicité, elles n’en sont pas moins complexes pour autant. Elles résultent de sa profonde appréciation pour la vie, pour le spectacle grandiose de la création et la préservation de celle-ci, car elle est dotée d’une volonté farouche à le protéger.
Pour elle, le message est devenu clair : Le mensonge tue la source de toute vie créative, et le retour à la source libère la création toute entière!
Les toiles de Johanne Larouche s’offrent comme un spectacle! En tant qu’auteure de celles-ci, elle met en scène les éléments de la nature, de merveilleux acteurs, et nous, spectateurs, ne pouvons qu’approuver son cheminement. Après tout, nous occupons un même espace, une même planète, et aspirons, comme cette merveilleuse artiste peintre, à l’autonomie, à la libre expression, à la franchise, à la totale liberté.
Diane Larocque
Consultante en communications et relations publiques
Formation artistique 
École d'Arts visuels Ariane Dubois, Boisbriand, 2004-2006
Atelier Bâtons d'huile
Atelier Aquarelle
Atelier Technique d'encaustique I
Atelier ponctuel Acrylique et mixte médium II
Atelier d'art visuel II
Atelier ponctuel Acrylique et mixte médium
Atelier d'art visuel I
Kerry Vaughn Erickson artiste peintre, novembre 2004
Atelier ponctuel de fin de semaine Acrylique à la spatule
L.L. Lozeau Ltée. Montréal, octobre 2004
Atelier Photographies d'oeuvres d'art
Atelier Marie-Andrée Tardif, Oka, 2003-2004
Peinture à l'huile et croquis
Survol 
Née en 1960 à Arvida, au Saguenay, Johanne Larouche manifeste, dès son jeune âge, un goût particulier pour les arts. Enfant, elle démontre déjà du talent pour le dessin. Vers l'âge de 11 ans, elle occupe ses loisirs à reproduire à main levée, ses personnages animés préférés, grandeur nature, sur d'immenses feuilles blanches. À 13 ans, elle organise sa première exposition de dessins, intitulée Isadojo.
Johanne dessine au pastel, toujours à main levée, des Lucky Luke et autres personnages qui l'animent, sur les murs de placoplâtre du sous-sol. Elle éprouve un grand plaisir et manifeste une aisance certaine dans ces activités d'art pictural. Dès cette période, elle sait apprécier les différentes manifestations d’arts visuels qu’elle croise sur sa route.
Mais le destin l'amène ailleurs. Pour des raisons d'ordre familial, Johanne quitte l'école à 17 ans. Son expérience de vie sur le marché du travail est variée et même surprenante. Puis, elle se retire, de 1993 à 1998, pour donner naissance à ses deux filles, Pascale et Gabrielle. Elle reprend ensuite du service comme représentante aux ventes pour une station de radio et un magazine. Toutefois, elle n’oublie jamais que sa priorité est de consacrer le plus de temps possible avec ses filles.
Par la suite, Johanne fonde la maison de représentation publicitaire OmniPub 2000. En 2003, elle entreprend des cours de peinture, histoire de respirer un peu. Cette année en sera d’ailleurs une charnière, car c'est à ce moment précis qu'elle décide que la peinture deviendra un jour sa profession à plein temps. Elle poursuit donc, dans son atelier à Oka, le développement constant de sa démarche artistique, afin de nous offrir, jour après jour... LA NATURE PLEIN LA VUE !
Membre en règle des associations et organismes suivants 
Association Lavalloise pour les Arts Plastiques
Conseil de la culture des Laurentides
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